Réseau de santé en néphrologie Ile-de-FranceRéseau de santé en néphrologie Ile-de-FranceRéseau de Néphrologie d'Ile de France  
 

Le Réseau RENIF

Espace patients

Echos de la recherche

Centres de consultation

Dialyse et transplantation

Espace professionnels de santé

Recommandations

Associations partenaires

L'agenda du réseau de santé Nephronest
Agenda
Accéder à l'espace des professionnels de santé
Espace Pros
Calculez en ligne le COCKROFT, le MDRD et l'IMC de vos patients
Calculette
Rechercher sur le site NephronEst
Chercher
Rechercher sur le site NephronEst
Hyponatrémie
 

 

Sites de santé de confiance certifiés HONcode:


Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les
principes de la charte HONcode.
Vérifiez ici.

 

RENIF   > Clin d'oeil

 

Le rein dans la prise en charge du diabète de type 2

Le rein dans la prise en charge du diabète de type 2

Fiche de synthèse des docteurs Sylvie Casanova et Eric Gauthier, suite à leur intervention dans le cadre des Rencontres autour de la néphrologie

 

La néphropathie diabétique est un diagnostic clinique caractérisé par :

  • Une protéinurie persistante supérieure à 300 mg/24 h. C’est le premier signe biologique d’atteinte rénale du diabète. Le débit de protéinurie peut être beaucoup plus important et responsable d’un syndrome néphrotique.
  • Une baisse du débit de filtration glomérulaire évaluée en pratique courante par le calcul de la clairance de la créatinine selon la formule de MDRD.

 

Lorsque l’on a ces symptômes, la néphropathie diabétique est installée. Il n’y a pas d’indication à réaliser une biopsie rénale pour la confirmer s’il n’y a pas d’élément pour suspecter une autre cause de néphropathie.

L’existence d’une micro-albuminurie est un prémices important pour dépister les patients diabétiques à haut risque de présenter une néphropathie diabétique évolutive. La présence d’une micro-albuminurie dans le diabète de type 1 augmente le risque de développer une néphropathie diabétique par 21. Dans le diabète de type 2, l’existence d’une micro albuminurie n’augmente que 4.4 fois le risque de développer une néphropathie.

La présence de micro-albuminurie est également un marqueur des patients à haut risque de complication cardiovasculaire.

 

Pour ralentir l’évolutivité de la néphropathie diabétique il est fondamental de contrôler les paramètres suivants :

  • Un contrôle tensionnel optimal (objectif inférieur à 130/80), en privilégiant les bloqueurs du système rénine angiotensine à dose maximum
  • Un contrôle glycémique optimal
  • Un LDL cholestérol inférieur au gramme /litre
  • Perte de poids si surcharge pondérale avec activité physique quotidienne
  • Rechercher des troubles de la vidange vésicale
  • Eviter autant que possible les médicaments néphrotoxiques (AINS, injection d’iode)
  • Arrêt du tabac.

 

Les indications à une prise en charge néphrologique sont :

  • Toute insuffisance rénale stade 5,4 ou 3 avec clairance inférieur à 45 ml/mn
  • Protéinurie supérieure à 1g/24h
  • Pas de baisse du débit de protéinurie ou de micro-albuminurie malgré un traitement par bloqueur du système rénine angiotensine à dose maximum
  • HTA persistante malgré un traitement antihypertenseur bien conduit ou apparition d’un déséquilibre tensionnel
  • Baisse du DFG supérieur à 5 ml/mn par an
  • Indication à une injection de produit de contraste si clairance inférieur à 30ml/mn
  • La présence d’une rétinopathie diabétique est un facteur de risque de néphropathie.

      

Docteur Eric Gauthier, Docteur Sylvie Casanova

Rencontre autour de la néphrologie, 10 mai 2012

                           

Liens d’intérêts : l’auteur n’a pas transmis de liens d’intérêts concernant les données diffusées dans cette interview ou publiées dans la référence citée.

téléchargement :

NEPHRO_-_synthese.pdf

RENIF  >  Clin d'oeil