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Lithiases urinaires

Lithiases urinaires

Fiche de synthèse du Dr Marie Courbebaisse, suite à son intervention dans le cadre des Rencontres autour de la Néphrologie

 

Epidémiologie :

  • Prévalence : 10-12%, Sexe-Ratio : 2H / 1F
  • Coliques néphrétiques : 125 000/an (2 urgences : anurie calculeuse et pyélonéphrite obstructive)
  • 65-70% expulsion spontanée
  • Lithiase calcique (>80%)
  • Récidive +++: 50% à 5 ans, d’où la nécessité d’un traitement médical préventif
  • 2% des causes d’insuffisance rénale terminale

Exploration :

  • Interrogatoire ++ : chronologie et activité lithiasique, style de vie, enquête alimentaire, traitements, antécédents médicaux et chirurgicaux, antécédents familiaux
  • Bilan biologique minimaldès le premier épisode lithiasique (prélèvement sanguin : créatinimémie, calcémie, uricémie, glycémie/ sur les urines des 24 heures : créatininémie, urée, Na, Ca, acide urique/ sur les urines du lever : pH, densité urinaire, BU+/-ECBU)
  • Intérêt +++  de l’analyse du calcul : morphologique et  par spectrophotométrie infrarouge(pas de place pour l’analyse chimique)et de la cristallurie (urines du matin conservées à T°C ambiante)

Prise en charge médicale de la lithiase calcique :

  • Diurèse > 2 l/j minimum, non alcaline,à répartir sur le nycthémère, but : densité urinaire < 1015
  • Apports calciques normalisé : 1 g/j (1,2 g/j après la ménopause)
  • Restriction des apports sodés : 6 à 7 g/jour (↔ natriurèse entre 100 et 120 mmol/j, NB : 1 gde NaCl= 17 mmol)
  • Modération des apports protidiques : 1 g/kg de poids théorique/j (apports protidiques en g/j ↔ excrétion urinaire d’urée sur urines des 24 h multipliée par 0,21 si urée exprimée en mmol ou par 3,5 si urée exprimée en g)
  • Suppression des aliments riches en oxalates
  • Si hypercalciurie persistante (> 1 mmol/10 kg de poids/j) malgré mesures diététiques : envisager traitement par diurétique thiazidique +/- modamide : moduretic® 1/2 par jour le matin, par exemple.

Prise en charge médicale de la lithiase urique :

  • Diurèse > 2 l/jminimum
  • Alcalinisation des urines +++,but : pH urinaire 6,5 à 7 (maximum)
  • Eau de Vichy (attention : riche en sodium), bicarbonate de sodium (4 à 8 g/j à diluer dans 2l d’eau),citrate de potassium officinal (6 g/j à diluer dans un grand volume d’eau, à adapter en fonction de la tolérance digestive, le plus : n’apporte pas de sodium)
  • Restriction des aliments riches en purines
  • Si hyperuricurie persistante malgré mesures diététiques : allopurinol

Prise en charge médicale de la cystinurie (1% des lithiases de l’adulte) :

  • Suivi néphrologique nécessaire
  • Diurèse > 3 l/j, alcalinisation des urines (but : pH u = 7,5 sans dépasser 8), apports limité en sel et en méthionine
  • Sulfhydrylés (D-pénicillamine ou tiopronine) si mesures diététiques insuffisantes, en surveillant l’apparition d’une protéinurie

Dr. M. Courbebaisse, Service de Physiologie, Pr. Friedlander, HEGP

Rencontre autour de la néphrologie, 6 mars 2012

 

Liens d’intérêts : l’auteur n’a pas transmis de liens d’intérêts concernant les données diffusées dans cette interview ou publiées dans la référence citée.

téléchargement :

lithiase_synthèse_néphro.pdf

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